Sur ordre de la Résistance, des policiers ont pris tous les risques en s’infiltrant à l’Intendance de Police, à la Gestapo, ou en restant dans des postes exposés où ils côtoyaient chaque jour leurs collègues collaborateurs, voire les policiers SS. Ils pouvaient être démasqués à tout moment. Les (…)
Les infiltrés
Dans le nid de guêpes de la Gestapo Je n’ai jamais porté l’étoile Le 6 juin 1942, un jeune homme se présente au commissariat de Cenon : il vient « toucher l’étoile des Juifs », qui vient de devenir obligatoire. Le local est étroit et sombre, il sent l’encaustique, la sueur, le tabac froid. Le secrétaire de police fait entrer le jeune homme dans le bureau du (…)
Léo Coudin Entré dans la police comme secrétaire de police en 1942, Léo Coudin, 22 ans, crée un petit groupe de policiers résistants. Ils transmettent des renseignements sur les troupes allemandes via un réseau de renseignement (le SR Samson), cachent des armes, fabriquent des faux-papiers, détournent des cartes d’alimentation pour un maquis de Gironde.
En avril 1944, sur ordre de son chef de groupe de Résistance, Coudin s’infiltre dans la Gestapo.
Il prévient des résistants menacés, sabote les enquêtes, participe avec son groupe à des sabotages avec le maquis.
Cette infiltration (…)
14 mai 1945 : un policier résistant accusé d’intelligences avec l’ennemi devant la cour de justice de la Gironde Juin 1944 : un policier résistant, infiltré à la Gestapo sur ordre, organise avec le maquis de Saucats le sabotage du transformateur de Cenon. Il sabote ensuite l’enquête et personne n’est arrêté.
14 mai 1945 : ce même policier est accusé d’intelligences avec l’ennemi devant la cour de justice (…)